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Il
nous faut remonter à 1893, année où mon arrière grand-père
Louis avait commencé ses vendanges à Chambolle-Musigny le
25 août, et récolté ses Gevrey En Ergot le 27, pour rencontrer
une telle précocité. Pierre-Arthur, son fils se souvient
avec émotion de ces 30 pièces de 1893 très "complets", pourtant
greffées en 1887: "Ce fut l'année qui nous a donné le plus
de satisfaction, plutôt morale que matérielle. C'est elle
qui a affirmé d'une façon absolue et complète que le greffage
était la bonne méthode, et que seule, elle pouvait rénover
le vignoble." Les 30 pièces de Gevrey En Ergot furent vendues
l'année suivante au prix astronomique de 525 francs la pièce.
1947,
nous laisse sans doute un souvenir plus "cuisant", où faute
de moyens de réfrigération vraiment efficients nous n'avions
pas pu sublimer l'extrême densité de nos crûs. 1976, quant
à lui nous évoque la grande sécheresse (et ses corollaires:
impôts et taxes.) Et enfin 2003, où tous records de température
furent battus, mais à la pluviométrie plus généreuse que
76, garante de l'équilibre de la vigne. Mais c'est là une
nouvelle histoire dont nous reparlerons prochainement, tant
ces vins se présentent sous une belle étoile. Jalons du
temps et de l'espace, l'évocation des vins donnent un sens
à notre vie ...
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CANICULE
n. f. ; XVe siècle, comme terme d’astronomie. Emprunté
du latin canicula, « petite chienne », qui traduit le
grec kuôn, désignant l’étoile Sirius comme « chien d’Orion
». Vingt-deux fois plus lumineuse que le Soleil. Période
de la plus grande chaleur ou, par extension, de très grande
chaleur. Un temps de canicule. L’ardente canicule. En
Bourgogne, la fête de la fin des vendanges s'intitule
paulée ou "tue-chien"
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