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Parmi
toutes les étapes qui contribuent à l'affirmation de nos
crus, l'élevage revêt une importance particulière.
A la fin des "vins" (la période de vinification),
une fois les effluves de la cuverie dissipées, nous nous
préparons "à descendre" en cave le fruit de nos
terroirs fraîchement pressé.
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Ce
passage presque initiatique se fait par gravité et en douceur.
Les fûts qui
vont recueillir nos précieux nectars ont été choisis
avec attention pour leurs qualités de discrétion et d'équilibre.
Plus que l'aspect aromatique pur, c'est
l'échange, la respiration et l' oxydation ménagée que
nous recherchons ici.
Cette évolution lente dans les frimas de l'hiver peut au
moment de la "pousse du printemps" devenir plus
tumultueuse.
Le vin se goûte mal, mais son doux babil nous donne l'espoir,
la force et le courage de croire en sa renaissance prochaine.
C'est en fin d'affinage que le vin prend sa véritable dimension,
la "malo" aura peaufiné sa fraîcheur, l'oxygénation
lissé ses tannins et la lie lui aura donné sa chair et sa
substance.
Ces
relations d'apparence simple, dont nous ne pourrons goûter
les effets que de longs mois plus tard, sont en fait, d'une
grande complexité.
Nos sens et notre esprit en éveil, nous pourrons alors,
contemplatifs, admirer la transmutation sans cesse renouvelée
de ce vin si proche du divin !
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